Samedi 13 juin 2009
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J'étais au stade de france hier, la-haut, tout la-haut dans les gradins pour assister enfin au show AC/DC. 25 ans que je les écoute et je ne les ai jamais vu en concert. Il faut dire que
j'attendais le retour, tel un messie, de Bon Scott mais je m'y suis fait : il ne reviendra plus maintenant.
Nos 5 vieilles carnes (61 ans pour B.Johnson !) ne revenaient pas pour ressasser les vieux titres tels Rage against the machine ou faith no more pour ne citer qu'eux. Ils ne revenaient pas non plus
pour remplir le tiroir caisse. Plus dans le besoin depuis longtemps. Non. AC/DC revenait avec des chansons toutes neuves et un album "Black Ice" solide comme du rock, le meilleur depuis "Back in
Black".
Le "rochn'roll train" lance la machine et fait trembler les fans jusqu'à ce qu'un "Thunderstruck" les fasse chavirer. Angus young et les siens ont le choix des armes avec un catalogue de titres
plus assassins les uns que les autres. "Shoot to thrill", "You shook me all night long" maintiennent la pression. Même "the jack", titre habituellement lent et limite ennuyeux, est repris avec ce
qu'il faut de pêche pour ne pas nous laisser respirer.
Puis vient le tour de "Let there be rock" et cet interminable moment de bonheur avec ce solo de plus de 10 minutes d'un Angus Young tutoyant les dieux de la guitare. Incroyable ce sentiment
d'intimité que l'on ressent avec lui, seul, au beau milieu de 70 000 personnes...Il se juche sur ce carré de scène central et laisse ses doigts courir sur une gibson toujours aussi généreuse malgré
le poids des années. Rien ne semble pouvoir les arrêter et ce n'est pas le public aux yeux ébahis et bouche grand ouverte qui le leur demanderait. On est en train d'assister à un grand moment de
l'histoire du rock.
Les lumières s'éteignent puis se rallument. Brian, angus, Malcom, Cliff et Phil reviennent "genre" : "s'cusez, on avait oublié de vous jouer deux petites chansons : Higwhay to Hell et For those
about to rock. Rien que ça.
Je voulais que mon neveu de 15 ans qui était à mes côtés, gavé de Slipknot et autres groupes de Metal, comprenne qu'entrer dans ce stade ce soir là, c'était comme entrer dans une église. La cloche
sur scène devait le lui rappeler. "Hells Bells" n'avait pas pu être écrit par des humains, pas plus que les autres titres d'ailleurs. Ok, tu ne crois plus au père Noel, on t'a menti la-dessus. Mais
crois en dieu, et ce soir il est devant toi. Il s'appelle Angus.