Jeudi 9 juin 2011 4 09 /06 /Juin /2011 12:47

On le sait désormais, l'été puis la rentrée de septembre vont être ponctués des étapes judiciaires de l'affaire DSK; une affaire malsaine, dérangeante dont on aimerait pourtant déja, voir le bout.

Il est d'ailleurs possible qu'on ne sache jamais la vérité tant il est probable que cela se termine par un arrangement à coups de millions dont la justice américaine est coutumière.

Curieuse justice qui a permis l'arrestation d'un homme influent là ou la justice française, sous pression, aurait étouffé l'affaire. DSK traité comme n'importe quel citoyen américain, on mesure avec cette photo à quel point cela est faux. Elle joue son image à l'international en ce moment. Peut-elle relaxer un homme sur lequel pèse une peine absurde de plus de 60 années de prison ? 

Il est probable que la femme de chambre sortira du tribunal avec un bon gros chèque qui lui permettra d'oublier rapidement qu'elle a été la victime d'un des plus gros scandales sexuel de ces dernières années. Dans ce cas, la justice américaine risque de passer pour une justice qui laisse les riches en liberté et réserve la peine de mort aux pauvres...

 

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Quelle que soit l'issue du procès, DSK aura payé au prix fort son incartade : une humiliation internationale, des millions versés à ses avocats, à la plaignante sans oublier qu'il ne sera jamais président de la république alors que beaucoup lui prédisaient à tord une victoire facile.

Et lorsque l'on tourne le regard du côté d'Anne Sinclair, on ne comprend pas, là non plus, les raisons qui poussent cette femme à soutenir son mari. Elle n'ignore pas qu'il fréquentait le bois de boulogne, le club échangiste "Les chandelles" et draguait à tout va, avec lourdeur toute femme qui avait le malheur de croiser son chemin. Une femme peut-elle aimer un mari particulièrement infidèle ou est-ce l'homme de pouvoir qu'elle aime ? En prenant sa défense, elle ne fait pas preuve de beaucoup de solidarité féminine avec la femme de chambre. En déclarant, d'entrée, qu'elle ne croyait "pas une seconde" à la culpabilité de son mari, elle passe, soit pour une femme idiote qui ignore tout de ce que le tout Paris sait à propos de son mari; soit pour une femme qui "sait" mais qui est soumise au-delà du tolérable.

Anne Sinclair fait face, face aux caméras elle regard droit devant sans se cacher derrière des lunettes de soleil. Forte et courageuse Anne Sinclair ou femme dépourvu de dignité et amorale ?

Comme je le disais plus haut, DSK ne ressortira jamais blanchi de cette affaire, même si le tribunal prononçait la relaxe, faute de preuves suffisantes. Diffamez, il en restera toujours quelque chose. Les journalistes se sont enfin lâchés et ont sorti nombre de casseroles que Strauss-kahn trimballe.

Il sait qu'à son retour en France, un nouveau procès l'attend, celui de la journaliste Tristane Banon.

Ils doivent être nombreux, les socialistes, à se mordre les doigts d'avoir longtemps misé sur un grand bourgeois obsédé sexuel marié avec une riche héritière...Tout ce que la gauche déteste en temps normal...

 

 


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Mercredi 18 mai 2011 3 18 /05 /Mai /2011 17:07

A mesure que les jours passent, les rumeurs commencent à laisser place à des détails plus précis, des témoignages qui viennent assombrir un peu plus l'avenir de Dominique Strauss-Kahn.

L'impossible devient probable. Personne ne pouvait imaginer cette scène d'un DSK sortant de sa douche, nu, et forcant une femme de chambre d'un Sofitel à un rapport sexuel non consenti. 

Et pourtant. La plaignante maintient son accusation, accusation renforcée par une nouvelle accusation de la journaliste et écrivaine, Tristane Banon.  J'ai vu son interview dans une emission de T.Ardisson et les faits qu'elle évoque, qui remontent à 2002, ressemblent étrangement à cette nouvelle affaire. On peut mettre en doute ce témoignage. On peut aussi choisir de la croire.

Strauss-Kahn ne peut évoquer une machination. Il n'existe aucun lien entre l'écrivaine et la femme de chambre. De plus, les faits sont espacés de 9 années.

Les langues se délient et nombreux sont ceux, de gauche comme de droite, amis et ennemis et DSK, qui évoquent une réputation de coureur de jupons et même de libertin. On apprend maintenant qu'il n'était pas rare qu'il aille "diner" aux Chandelles, un club échangiste connu à Paris.

Ses défenseurs rétorquent qu'entre séduire une femme, se montrer un peu lourdingue, aimer le sexe et agresser sexuellement, il y a un monde que DSK ne peut pas franchir. 

BHL, déclarait hier devant le micro de Pascale Clark dans un grand éla de philosophie: "Vous vous foutez de ma gueule ? Je le connais depuis 25 ans et jamais je ne pourrai me lier d'amitié avec un pervers sexuel".

Alors ? Docteur Jekkyl et mister sex le DSK?. Aucune certitude encore à cet instant mais l'hypothèse est désormais examinée de prêt. 

Menotté, puis envoyé dans un pénitencier réputé très dure, celui qui aurait pu être le futur président de la France fait désormais pitié. On a une tendance naturelle à le plaindre parce qu'on crois le connaitre. Non, il n'a pas pu faire tout ça Dominique. Un type si intelligent, si propre sur lui. Et puis regardez le, il fait fatigué, il est voûté, gros. Ce type-là ? Un pervers sexuel ? Nooon. Et Anne Saint Clair, la pauvre...

Pour rajouter du grotesque à l'incroyable, les juristes évoquent des risques d'une peine de prison pouvant atteindre 62 années...Et l'on se dit qu'il va falloir qu'ils soient sacrément brillants ses deux avocats pour lui éviter la prison. D'autant que le cas récent d'un Polanski fuyant la justice américaine pour des faits, certes anciens, mais similaires, incite la justice américaine à se montrer impitoyable. Avant l'affaire Polanski, DSK aurait peut-être été libéré sous caution, aujourd'hui, il croupit derrière les barreaux, ressassant chaque instant cet instant de folie qui l'a fait passer du paradis à l'enfer. 

 

 

 


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Lundi 16 mai 2011 1 16 /05 /Mai /2011 09:29

Dominique Strauss-Kahn est sorti du commissariat de Harlem, menotté pour être emmené dans un lieu inconnu en attendant une audience préliminaire dans un tribunal de manhattan.

On l'imagine mal se mettre à boxer les policiers autour de lui pour tenter in extremis de fuire. Mais nous sommes en amérique et tout directeur du FMI qu'il est, tout futur président de la France qu'il pourrait être, il sort avec des menottes aux poignets. L'image est dure.

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Les faits ?  Une femme de ménage entre dans sa chambre du Sofitel, pensant qu'il n'y avait personne. DSK sort de sa douche, nu, et se jette sur elle après avoir bloqué la porte pour obtenir une faveur sexuelle.

A un an de la présidentielle, quelques jours seulement après l'"affaire" de la Porshe, Dominique Strauss-Kahn sait qu'il est épié et va pourtant commettre l'irréparable; comme ça, bêtement sous le coup d'une pulsion avec la première femme de chambre qui se présente.

Evidemment, en France, c'est la stupeur parmi ses amis politiques mais aussi ses ennemis. On sait DSK grand séducteur, amateur de femmes, parfois pressant mais jamais violent. En effet, tout homme de pouvoir qu'il est, il n'a pas besoin de cela pour s'attirer les faveurs d'une femme. Sa compagne, Anne-St Clair, fut à une époque, une des femmes les plus courtisée de France. C'est Strauss-Kahn qui a réussi à la séduire.

Alors évidemment, on se dit qu'il y a un truc qui ne va pas, qui ne colle pas. La femme de chambre ment-elle ou exagère t-elle les faits ? DSK aurait-il tenté de la draguer en sortant nu ou à demi-nu de sa douche, pensant avoir affaire à une petite femme facile?...Ou tout est faux de A à Z ? Ou tout est vrai et il faut alors plaindre cette employée de l'hôtel.... Christine Boutin aurait-elle raison, cette fois, en évoquant un piège dans lequel il serait tombé. Mais piège tendu par qui ? Sarkozy ? Evidemment, non. Mais peut-être un piège tendu par une femme qui sait qu'un procès peut rapporter beaucoup d'argent...

On a hâte de connaitre le fin mot de l'histoire. Et pourtant, le mal est fait. Cette image de DSK sortant d'un commissariat menotté est aussi destructrice que tout ce que l'on a pu entendre durant cette journée de dimanche sur les faits.

Il a désormais pour avocat, deux des ténors du barreau qui obtiendront, à n'en pas douter, qu'il sorte blanchi de cette histoire, quoi qu'il ait fait.

Dominique Strauss-Kahn vient d'être remplacé au FMI par John Lipsky et il est improbable qu'un DSK innocenté souhaite y retourner tout  comme il est improbable que cette institution souhaite reprendre un homme qui accumule des casseroles nuisibles à son image.

Sa course à la présidentielle vient en tout cas de s'achever. Il lui reste son honneur à rétablir mais pour cela, il doit être innocent des faits qui lui sont reproché. Et rien n'est moins sûr...

 

 

 


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Jeudi 5 mai 2011 4 05 /05 /Mai /2011 09:18

Fallait-il tuer Ben Laden ou le juger ? Fallait-il perdre son corps en mer ou l'enterrer ? Faut-il montrer les photos de son cadavre ?

Ces questions font l'objet d'intenses discussions entre spécialistes et il était donc logique que le NikeCola Blog tranche une bonne fois.

Fallait-il le tuer ?

On imagine d'abord que barack Obama, s'est bien assuré de l'authenticité du cadavre, avant d'annoncer au monde entier la mort de l'ennemi public numéro un. Sa mort est donc bien un fait acquis.

Cela faisait bien longtemps que le "héros" de septembre 2001 n'envoyait plus de messages vidéos gavés de menaces contre ces croisés d'occidentaux. Seuls quelques rares enregistrements sonores laissaient à penser qu'il était peut-être encore en vie. En tout cas, il était à peu près certains que ce dernier ne contrôlait plus rien, ne pilotait d'action terroristes car pour ce faire, il faut user de moyens de communication autre que le pigeon voyageur. Il semble que la confortable résidence dans laquelle il avait trouvé refuge ne comportait même pas de téléphone. Le gouvernement pakistanais lui avait sans doute proposé au moins une connection internet haut débit mais Ben Laden se savait traqué. L'homme savait qu'il finirait par tomber un jour ou l'autre car on n'échappe pas indéfiniment à la première puissance militaire quand elle est à vos trousses. Il savait également que le soutien des autorités pakistanaises, sous pression américaine, finirait un jour  ou l'autre par le trahir.

Un groupe d'élite américain a donc reçu pour consigne de tuer Ben Laden. Et c'était la seule décision à prendre. Pouvait-on, en effet, imaginer un procès aux états-unis qui aurait offert une tribune médiatique sans précédent au terroriste ? Ben Laden vivant, menotté, défendu par un jacques Vergès américain; c'était aussi prendre le risque d'un jugement de l'impérialisme américain dans le Monde. 

L'amérique avait soif de vengeance et dans un pays ou un habitant sur deux possède une arme à feu, il était logique que Ben Laden finisse tué par balles. Jamais elle n'avait dépensé autant d'argent, mise en place autant de moyen dans la traque d'un seul homme. Il était illusoire d'imaginer que l'issue de cette chasse à l'homme se terminerait avec une tape dans le dos.

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Ben Laden mort, que fait-on de son encombrant cadavre ? On ne pouvait prendre le risque de l'enterrer classiquement et  prendre le risque que le lieu de son enterrement devienne un lieu de pellerinage pour futur djihadiste. On pouvait imaginer aussi que son cercueil aurait été déterré et exposé par ses soutiens aux caméras du Monde entier. 

L'idée de perdre son corps en mer était là encore, une excellente idée. Bien sûr, cela ne correspond à aucun rite musulman mais on dit en avoir eu la préoccupation...Et surtout, on était sûr qu'il ne serait jamais retrouvé et donc exploité.

Bien sûr, c'était aussi prendre le risque que certains doutent de sa mort et continuent de faire vivre artificiellement le mythe d'un Ben Laden vivant. Après tout, certains croient encore qu'Elvis mène une vie paisible de retraité...

Des photos du cadavre ont été prises par les soldats d'élite. Faut-il montrer ces photos ? 

Dans la mesure ou personne en occident ne doute de la mort de Ben Laden, montrer ces photos n'a aucun intérêt. Exhiber la photo d'un corps criblé de balles, c'est glauque. Les américains sont , par ailleurs, échaudés, par la publication des photos de la prison d'Abou Grhaib ou des soldats posaient avec des prisonniers dans une mlse en scène parfaitement indigne. 

La mort De Ben Laden  véhicule en fait deux messages excessivement importants :

- Ben Laden a échoué sur toute la ligne. Il voulait chasser les croisés du moyen-orient et islamiser l'occident, il n'a rien obtenu de tout cela. certes, avec les attentats du 11 septembre, il a fait mal et fait douter les américains. Mais si le premier effet d'un acte terroriste est de faire mal, le second est de souder la population contre cette agression. Suite à cette agression, Georges Bush a vu sa côte grimper dans les sondages et il a surtout eu les mains libres pour des actions de représailles de grande ampleur. Résultat: les talibans ont été chassés temporairement du pouvoir en Afghanistan par l'armée US.

On constate par ailleurs que Ben Laden n'était pas si adulé que ça au moyen-Orient. La nouvelle de sa mort n'a pas déclenché de mouvements populaires notable. Depuis quelques mois, le moyen-Orient est en ébullition, des régimes autoritaires tombent. Les peuples arabes ont soif de liberté et de paix. Ils demandent simplement du travail pour mener une vie décente et se lassent des guerres de religions qui ne leur apportent rien de bon. Une révolution ne peut-être menée que par un peuple tout entier et non pas par quelques centaines de terroristes déterminés.

- L'autre leçon de cette opération :  Non, la démocratie n'est pas faible face au terrorisme. Et elle n'hésite pas à coller une balle dans la tête de ses agresseurs. Ce message là a le mérite d'être clair tout comme il est clair que nos démocraties savent se protéger du terrorisme avec des services de renseignements performants. Nombre de tentatives d'attentats ont déjouées, ne serait-ce que sur le sol français et nos soldats empêchent encore aujourd'hui le retour des talibans au pouvoir en afghanistan.

Même si on ne peut se féliciter de la mort d'un homme, on peut espérer que cet évènement marquera un tournant dans le terrorisme international.

 

 

 


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Mercredi 4 mai 2011 3 04 /05 /Mai /2011 22:21

J'ai beau ne pas être fan de voiture, il faut bien avouer que les lignes de cette voiture dont les premiers modèles datent de 1938 (!) m'ont époustouflé...

 

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Et si vous comptiez en savoir plus sur ce petit bijou, c'est râpé car mon intérêt se limite aux lignes. C'est déja pas si mal...


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Mercredi 4 mai 2011 3 04 /05 /Mai /2011 17:59

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Dimanche 1 mai 2011 7 01 /05 /Mai /2011 09:44

L'actualité de cette semaine a été marquée, notamment, par un nouveau suicide chez France Telecom.  Un salarié de l'entreprise a mis en scène sa mort de façon violente et spectacuiaire de sorte à ce qu'elle ait un maximum de visibilité dans l'opinion.

En mettant fin à ses jours sur le parking d'une agence, le salarié a cédé à la "mode" de l'immolation par le feu, une technique habituellement utilisée en opposition à la politique jugée repressive d'un gouvernement. Les media annoncent donc un 90eme suicidé chez France Telecom sans préciser en combien de temps.

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Quand on regarde dans les détails, les choses ne sont pas si simples.

En 2000, il y a eu 28 suicides pour un effectif de 130 000 personnes (taux de suicide : 0,021%).

En 2001 : 23       2002 : 29        2003 : 22.

En 2008, on comptait 12 suicides pour un effectif ramené à 92 000 personnes.

En France, chaque année, 37 personnes en moyenne sur 100 000 se donnent la mort. Elles ont entre 25 et 44 ans.

Il ne s'agit pas de dédouaner ici France Telecom ou Renault, exposés mediatiquement. D'autant, qu'un medecin du travail de chez France telecom expliquait que les changements opérés par la direction sont timides. On n'affiche plus aujourd'hui, comme c'était le cas avant,  toutes les semaines, les résultats des vendeurs dans les salles de repos (!).

S'agissant de la mobilité des cadres, une règle interne voulait que les cadres supérieurs changent tous les trois ans et les cadres tous les cinq ans. Cette règle semble avoir été assouplie.

La question que l'on est en droit de se poser est : Pourquoi se focaliser sur France Telecom ou le technocentre de Renault ? N

N'y a t-il donc aucun suicide chez Free, SFR ou Bouygues ? Chez Peugeot ? La vie est -elle tellement belle pour les salariés de ces entreprises ? ON sait que le secteur des Telecoms connait depuis 20 ans des évolutions importantes et qu'il est difficile d'adapter une entreprise de cette taille, ayant, de plus, appartenu au secteur public, à une environnement particulièrement changeant. On imagine une évolution au forceps, faites de licenciements, de mutations, de formations du personnel à de nouveaux métiers. Certains peuvent trouver motivant ce genre de challenge et d'autres le vivre mal au point d'en venir au suicide.

Le suicide, justement; il est très difficile d'imaginer un salarié qui ne trouve pour unique solution, face aux problèmes rencontrés dans son entreprise, que le suicide. J'ai moi même subit une dernière année en entreprise difficile avec un supérieur hiérarchique cherchant à me licencier.

Un salarié opprimé peut chercher un job ailleurs. il peut se mettre de longs mois en arrêt maladie (voir même plusieurs années !) pour se libérer d'une ambiance qu'il juge insupportable sur son lieu de travail. Il peut otenir soutien et compréhension de sa famille, de ses amis. Un psychologue peut aider efficacement à refaire surface. 

Je m'interroge donc sur cette option extrême qui est le suicide sur le lieu de travail. Il doit y avoir des facteurs externes à la vie d'entreprise qui influent très défavorablement sur le comportement de l'individu.

Le raccourci qui consiste à dire que la vie en entreprise est un enfer, plus particulièrement encore chez France Telecom et Renault, est un raccourci que je laisse aux médias qui, faute de temps, caricaturent les faits. Leur seul but étant toujours de livrer de l'information anxiogène, la seule qui fidélise le spectateur tous les soirs à 20h. 

 

 

 

 


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Dimanche 24 avril 2011 7 24 /04 /Avr /2011 10:04

Trop dangereux avec toute cette glace.

 

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Samedi 23 avril 2011 6 23 /04 /Avr /2011 20:21

Ah ce beau temps, cette chaleur...Ca donne envie de flâner ou de sortir le barbecue...Oui mais voila, pendant ce temps, là vous avez la tête ailleurs et vous oubliez d'acheter les journaux et de regarder le 20 heures de TF1.

Et en plus, pas grand chose à se mettre sous la dent côté infos. Le conflit lybien s'enlise, Gbagbho attend son procès, l'affaire Matthias Schepp (le père qui a enlevé puis supposément assassiné ses filles) n'avance pas, la présidentielle est dans un an...Qu'à cela ne tienne, nos bons journalistes viennent de nous sortir une affaire bien glauque, une affaire qui ramener de la peur et de la tension dans les foyers abrutis de soleil; une affaire qui va nous rappeler dans quel monde pourri nous vivons !

Cette fois, c'est un père de famille qui assassine ses 3 enfants et sa femme. Histoire de bien faire travailler l'inconscient collectif, on nous montre les photos des victimes. Et c'est vrai qu'ils ont tous de bonnes têtes, pas des physiques dont on pourrait se dire dans un élan de cruauté : bon débarras; ils étaient laids de toute façon. Non, là, trois beaux enfants ont été exécutés par leur géniteur, de plusieurs balles dans la tête. Détail qui rajoute du sordide dans le sordide, la mère était une catholique pratiquante très impliquée dans la vie paroissiale de sa ville. De bon gamins, une femme parfaite et pourtant...

Alors, on cherche à comprendre, à se rassurer. Un geste d'une telle folie est bien réalisé sous l'emprise de la folie ? Une folie qui ne peut pas nous arriver à nous , hein ? Les psychiatres interrogés nous rassurent. Un tel passage à l'acte à souvent pour cause une rupture sentimentale ou des problèmes d'argent. Ok, donc si je comprends bien, 3 foyers sur 4 en France sont susceptibles de connaitre un tel massacre si la paye du papa tombe avec 10 jours de retard par exemple.

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Ce n'est pas rassurant et c'est fait exprès. Le top du top, c'est que le meurtrier court toujours ! Et n'allez surtout pas imaginer qu'il se soit suicidé quelque part, ça ferait retomber la tension. Non, là, on l'imagine aux abois. Il est armé, en pleine crise de folie. Il est peut-être caché dans votre jardin à l'heure qu'il est ! Ou dans votre placard si vous n'avez pas de jardin ! Vous avez vérifié ? Il n'y aurait une jambe qui trainerait nonchalamment sous votre lit ? Mmhhh ? Puis un corps, puis deux ? 4 morts, vous vous rendez-compte ! Et peut-être même 5 avec un peu de bol si la cinquantenaire disparue non loin de là était encore une victime de Dupont de Ligonnès. Classe, soit dit au passage, ce nom.

On en oublierait presque qu'une femme meurt tous les deux jours sous les coups de son mari. Mais bon, on en a déja parlé, c'est trop banal. Ca a beau être utile d'en parler régulièrement,  ça ne fait pas vendre. Le top, de mémoire de diffuseur, c'était l'affaire des bébés congelés. Les quotidiens régionaux ont fait de belles ventes lors des premières révélations de véronique Courjault; une femme qui faisait simplement du déni de grossesse. Ca peut arriver à n'importe quelle femme...Ah non, on ne va recommencer puisqu'on vous dit qu'elle était cinglée....et moche qui plus est. 

On ne sait jamais trop quoi en tirer comme conclusion d'ailleurs de toutes ces affaires. Penser à bien vérifier tous les jours que votre congélo ne contient pas d'enfants ?  Appeler Police secours quand vous entendez votre mari expliquer qu'il est en fait un agent des service secrets travaillant pour les USA?

En fait, il n'y rien à faire. On pourrait ne pas entendre parler de ces affaires, ça ne changerait rien à notre quotidien. Ah si, on vivrait mieux à ne pas se méfier de notre voisin ou de cet étranger trop étranger pour être honnête.

Ben voila, c'est malin. Il est 21h17, j'ai loupé le 20h ! Bon, je vais aller choper ma dose d'infos angoissantes sur internet. Là au moins, c'est 24/24h et réactualisé toutes les minutes! Elle est pas belle la vie ?

 

 

 


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Jeudi 21 avril 2011 4 21 /04 /Avr /2011 23:54

Allez, une fois n'est pas coutume, je reproduis un article dans son intégralité. Il est écrit par Marie-Frederique Bacqué qui est professeur de psychopatologie à l'université de Strasbourg, présidente de la société de Thanatologie (étude de la mort). Pas très gai mais très intéressant : 

 

Avec les récents à-coups provoqués par la tentative de passage au Sénat de la proposition de loi sur une "assistance médicalisée permettant une mort rapide et sans souffrance", l'urgence d'un débat autour de la mort s'est à nouveau fait sentir. L'impression d'une opposition nette entre partisans des soins palliatifs adoucissant la fin de la vie jusqu'à la mort et ceux de la mort choisie demandant une euthanasie avec une assistance médicalisée ne doit pas faire écran devant le véritable débat. Il s'agit bien du débat sur la mort.

Contrairement aux animaux, qui n'ont ni rites funéraires, ni sépultures, ni culte de leurs morts, toutes les sociétés humaines procèdent depuis au moins 100 000 ans, à l'accompagnement de leurs mourants et surtout de leurs morts. Mais c'est en raison même de cette prise en charge collective, en temps de paix, de la souffrance liée à la rupture définitive du lien familial et social, que nous avons tenté de fuir notre destinée biologique.

Or, notre époque postmoderne voit chaque société humaine, qui avait confié aux religieux la tâche de construire les représentations d'un au-delà, les vider petit à petit de leur sens. La mort est dorénavant sans âme. Elle n'est plus qu'un grand vide. Au mieux une absence, au pire, une injection létale.

Si les religions ont longtemps investi la mort comme lieu de savoir et de pouvoir, l'homme matérialiste du XXIe siècle a accompli un transfert vers d'autres détenteurs d'un don de vie et de mort. L'espoir porté par la plupart des croyances est dorénavant construit autour de la médecine. Or, la mort ne peut être déplacée dans le champ médical. Elle devrait revenir dans le champ social et spirituel. L'idée que la mort soit contrôlable ou maîtrisable par chaque individu est une demande récurrente qui ne se heurte plus qu'à la barrière de la loi.

Or, avant d'entamer un débat sur la légitimité d'anticiper la mort de celui qui le demande, nous pourrions nous questionner sur notre peur de la mort, crispée sur l'idée de perdre du temps, de ne pas contrôler notre vie et d'être actifs toujours et en tout lieu. Le monde va de plus en plus vite, et l'euthanasie n'est qu'une fuite en avant devant la mort. L'euthanasie fait taire les souffrances, toutes les souffrances. Car après qu'elle aura été proposée aux personnes présentant des souffrances physiques insurmontables, comment jugera-t-on les souffrances morales ? Et les souffrances sociales ? L'euthanasie ne sera-t-elle pas la voie sûre pour y échapper ?

L'euthanasie est l'illustration typique de la mort rationnelle. Une mort choisie, rapide, propre, sans dieu et sans souffrance. Le manque de spiritualité autour de la mort est aujourd'hui pathétique.

Le pragmatisme ambiant, pour ne pas dire le matérialisme, conduit à négliger les moments de spiritualité, ce qui rend nos vies bien pâles. Or, la spiritualité immanente à l'art sous toutes ses formes, résulte du fait que toutes les créations humaines luttent contre la disparition de l'individu, l'art étant pérenne, au contraire de la vie organique, fragile et vouée à la destruction.

Il est frappant, en lisant les blogs de personnes malades, de constater que la "découverte" de leur mortalité les conduit à accomplir un voyage initiatique du côté de leur condition évidente de finitude. Ainsi, des patients atteints de cancer, mais aussi de maladie de Parkinson ou de sclérose en plaques, font un chemin rapide vers une nouvelle façon d'envisager leur existence. Renonçant parfois à reprendre des habitudes de consommation, des amitiés hypocrites ou un travail peu épanouissant. La maladie grave joue un rôle de révélateur. Elle permet de chercher de nouvelles façons de vivre, tout en acceptant la mortalité physique. La maladie est une expérience nouvelle, comme pouvait l'être jadis l'épreuve de la guerre ou de l'exil.

Le débat sur la mort qui prend corps sur Internet ou dans les "romans de la maladie" publiés comme autant de témoignages des limites de la vie humaine est un exemple de quête de spiritualité moderne et laïque. Ce qui surprend est que la démarche réflexive ne prenne corps qu'à l'occasion d'une maladie, d'un deuil ou d'un traumatisme. Mais pour une personne qui aura eu le temps de se préparer à l'ineffable, combien seront convaincues que, face à la mort qui approche, le travail psychique nécessaire à une telle élaboration est bien trop lourd ?

Une mort judiciarisée tend à remplacer le questionnement existentiel de la finitude. La mort inacceptable devient alors une formalité juridique : j'ai déposé un testament de vie, c'est mon droit. Outre que l'euthanasie implique un soignant ou un médecin, pour lequel la contradiction avec le serment d'Hippocrate est évidente, il faut observer que la mise en oeuvre d'une mort médicalisée transgresse également les valeurs du pacte de soin établi implicitement entre soignants et soignés : celui qui mettra tout en oeuvre pour aider son patient du côté de la vie va basculer et accélérer sa mort. Cette question de valeurs n'est pas artificielle, mais elle perturbe les médecins français qui n'ont pas été formés juridiquement, éthiquement ni moralement pour rester, au fond, décideurs et surtout acteurs d'un tel choix.

La question de l'euthanasie est donc à la fois culturelle, historique et politique. Elle est sociale également. Regardons nos voisins, en Allemagne par exemple, où la question de l'euthanasie éveille les mauvais souvenirs du nazisme. On trouve plus de structures pour accueillir les handicapés de toutes sortes, qu'ils soient enfants ou adultes. Aux Pays-Bas, où la loi autorise, dans des conditions très particulières l'euthanasie de certains patients, cette décision conduit les familles et les soignants à s'entretenir longuement avec le patient souffrant et à préparer sa fin dans de multiples échanges. Il semble même paradoxal que de tels efforts soient faits lorsque la mort doit être donnée par un soignant, alors que toute mort naturelle mériterait une telle réflexion sur la mort.

Mais parler de la mort ne peut pas se réduire à l'affronter avec les mots en phase terminale. La mort peut être parlée dès le plus jeune âge. Ainsi, en classe maternelle, les enfants peuvent élever de petits animaux et échanger avec leur famille, leurs enseignants et leurs amis au sujet du cycle de vie de ces compagnons. Les enfants peuvent aussi visiter un cimetière, réfléchir en groupe aux âges de la vie, commenter des contes de fées.

Une meilleure compréhension du monde en résultera. Dès cet âge en effet, leurs parents, qui souvent poussent des cris d'orfraie lorsqu'on leur fait de telles propositions, n'hésitent pourtant pas à abandonner leur progéniture devant les informations télévisées, pourvoyeuses de nombreux documents filmés mettant en scène la mort d'un individu. La mort ne fait plus partie de notre monde domestique, elle a été mise à distance par l'augmentation de la durée de vie, par la médicalisation de la plupart des fins de vie, qui ont lieu à l'hôpital et dans les autres structures sanitaires, enfin, elle a été rejetée de la sphère familiale et sociale, du fait de l'éloignement et de l'éclatement des filiations.

Les dialogues autour de la fin de vie sont parfois riches d'authenticité et de réflexions philosophiques, mais, de plus en plus, ils échappent à la mise en sens du mourant et de son groupe. "Je vais mourir, j'aimerais te parler..." est souvent coupé par "Mais qu'est-ce que tu racontes !" Installer un échange en fin de vie est possible si certaines questions peuvent être posées en amont d'une situation terminale pas toujours sereine. Quelles sont mes peurs, que vais-je perdre ? Qu'ai-je accompli et qu'est-ce qui m'a procuré les plus grandes joies. Mes peines, ce qui me reste à faire. Ce que j'aimerais transmettre, ce que j'espère pour mes proches, mes contemporains...

S'il peut sembler bien artificiel de proposer les jalons d'un entretien avec un proche qui va mourir, soulignons que les plus élémentaires de ces questions sont souvent tuées dans l'oeuf par le refus des proches, des soignants, d'aborder la fin de la vie.

L'absence de sens de sa vie pour celui qui va mourir est justement l'une des raisons de hâter la mort. On voit bien l'intérêt de réintroduire la mort "domestique" dans le discours public, celle de la majorité de notre population qui s'éteint, vieillissante, dans son lit. C'est ainsi que la fuite en avant vers l'euthanasie sera déjouée, et que le temps et l'échange reprendront leurs vertus, au moment le plus important de notre existence et de celle de nos proches.

 


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